Mieux protéger les locataires : l'application du principe de précaution

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Publié le 10/11/2021

La précaution, forme de prudence dans l’action, s’intéresse aux risques potentiels. Intimement lié aux questions d’environnement et de santé, ce principe est mis en place au sein du Groupe Poste Habitat.

 

 

 

 

« Le principe de précaution, tel que nous le concevons et l’appliquons, pourrait dans sa mise en œuvre pratique être défini comme un dispositif de prévention des risques, allant au-delà des obligations juridiques. Il implique une organisation et des procédures internes nous permettant de nous assurer de respecter l’ensemble des obligations légales auxquelles nous sommes soumis. C’est surtout décider qu’au nom du principe de précaution, nous irons plus loin dans un certain nombre de domaines comme la santé, la sécurité. »

Michèle ATTAR,

Directeur général du groupe Poste Habitat

Légionelle : que dit la loi ?

Selon la législation en vigueur actuellement, certains établissements publics (ex : écoles, hôpitaux …) doivent réaliser des analyses régulières. Les bailleurs ne sont donc pas concernés. Mais en application du principe de précaution, le groupe Poste Habitat a fait le choix d’une surveillance particulièrement stricte sur son patrimoine, destinée à limiter au maximum les risques.

Une surveillance élevée

Un suivi approfondi du risque lié à la légionelle est en place sur l’ensemble des résidences franciliennes (en cours de déploiement sur le patrimoine des filiales en régions).

 

Poste Habitat procède à deux prélèvements de contrôle par an, sur chacune des résidences.

Lorsque les prélèvements de contrôle indiquent la présence de légionelles dans l’eau au-dessus de 10 000 UFC/ litre d’eau, Toit et Joie – Poste Habitat met en place un traitement chloré de l’eau et demande temporairement, par précaution, à l’ensemble des locataires de la résidence concernée de ne plus utiliser leur douche. La légionellose se contractant en respirant de très fines gouttes d’eau, la douche constitue le principal risque de contamination. Prendre un bain ou boire l’eau du robinet ne présente aucun risque.

Suite au traitement de l’eau, et avant d’en informer les habitants, de nouveaux prélèvements sont effectués afin de vérifier l’efficacité de ce dernier.

Chiffres clés :

En 2020, 93 % des analyses effectuées sur notre patrimoine francilien, présentaient un risque faible (contre 85 % en 2017).

Cette progression s’explique par les moyens mis en œuvre par Toit et Joie – Poste Habitat avec :

  • une surveillance semestrielle des résultats et mensuelle des températures, sur tous les sites en chauffage collectif ;
  • des audits approfondis pour régler de manière pérenne la question du développement bactériologique avec 7 résidences concernées ;
  • des travaux réalisés à hauteur de 3 millions d’euros sur les installations de chauffage, dont la réfection complète de trois réseaux, à Champlan, Bagneux et Gonesse.

Des produits de nettoyage sains

 

Un important travail de sélection des produits de nettoyage proposés au personnel de proximité (gardiens et employés d’immeuble) de Poste Habitat a été réalisé en lien étroit avec Suzanne Déoux*, docteur en médecine, ORL, experte en santé dans le bâtiment et en qualité de l’air intérieur.

Le principal objectif était de réduire les risques liés à l’utilisation de ces produits. Il s’agissait aussi de proposer des produits à même de répondre aux spécificités de certains sites. 90 % des produits indiqués comme « toxiques » ont été remplacés. Pour les 10 % restants, il n’existe à ce jour pas d’équivalent moins dangereux, mais tout est mis en œuvre pour protéger les personnels. Pour chaque produit, une fiche de sécurité a été réalisée, visuelle et accessible de manière dématérialisée.

« C’est une démarche très globale d’Analyse Qualité Santé® que nous avons mis en œuvre pour la dizaine de familles de 36 produits d’entretien les plus utilisés. Parmi les nombreuses recommandations, il a été conseillé de résister au marketing olfactif et de privilégier les produits peu odorants et non allergisants, car le meilleur désodorisant est le renouvellement d’air.

Privilégier des produits polyvalents permet d’en réduire la diversité. L’utilisation des microfibres synthétiques évite l’emploi de produit chimique. Choisir, acheter et utiliser des produits d’entretien impose de concilier les impératifs d’efficacité et de sécurité, de trouver le meilleur compromis entre performance et toxicité, pour l’homme et l’environnement. »

Dr Suzanne DÉOUX

* Depuis 35 ans, Suzanne DÉOUX développe une approche globale en santé environnementale centrée sur l’interaction Bâtiment & Santé. Présidente de Bâtiment Santé Plus, elle organise à Paris, depuis 2011, le colloque LES DÉFIS BÂTIMENT SANTÉ.

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